La fabrique des espaces publics à Rome : processus, acteurs, enjeux culturels et urbains
The (co)construction of public spaces in Rome: processes, stakeholders involvement, cultural and urban issues
par Sarah BAUDRY sous la direction de Dominique RIVIÈRE
Thèse de doctorat en Géographie et aménagement
ED 624 Sciences des Societes

Soutenue le lundi 11 janvier 2021 à Université de Paris (2019-....)

Sujets
  • Art dans la rue
  • Espaces publics
  • Politique culturelle
  • Politique urbaine
  • Quartiers (urbanisme)
  • Rome
  • Sociologie urbaine
Le texte intégral n’est pas librement disponible sur le web
Vous pouvez accéder au texte intégral de la thèse en vous authentifiant à l’aide des identifiants ENT de l’Université, au sein de l’établissement en utilisant un compte ou en demandant un accès extérieur si vous pouvez justifier de votre appartenance à un établissement chargé d’une mission d’enseignement supérieur ou de recherche

Se connecter ou demander un accès au texte intégral

Les thèses de doctorat soutenues à Université de Paris sont déposées au format électronique

Consultation de la thèse sur d’autres sites :

Theses.fr

Description en anglais
Description en français
Mots clés
Jeu d'acteurs, Action urbaine, Communs urbains, Centres-Périphéries
Resumé
Cette thèse s'intéresse à la « fabrique » des espaces publics à Rome, entendue comme un processus de co-construction qui s'articule autour de la sphère de l'action publique urbaine mais qui la dépasse. En effet, il s'agit de comprendre selon quelles modalités et au sein de quels espaces un lieu devient enjeu public et/ou commun, et d'appréhender la diversité des acteurs qui vont être mobilisés dans la production de l'espace public. L'analyse porte en particulier sur la sphère des « citadins engagés  », à savoir les collectifs, les associations et professionnels de l'urbanisme, de l'art et de la culture et analyse la manière dont ces acteurs interagissent ou non avec les politiques urbaines au sein de l'action urbaine. Pour ce faire, cette recherche traite principalement des territoires non centraux romains : les zones péri-centrales ex-ouvrières  (Testaccio-Ostiense et Pigneto) et les zones périphériques (les ex-zones « abusives », c'est-à-dire informelles, des borgate romaines). Le jeu des acteurs varie aussi en fonction des types d'espaces publics explorés qui vont du banal, comme la rue de quartier, au plus spécifique comme ceux investis par l'artification de la ville. Ainsi, en prenant pour exemple des quartiers anciennement productifs et aujourd'hui concernés par des dynamiques de gentrification, mais aussi des zones plus périphériques notoirement connues pour manquer d'espaces publics de base, la thèse questionne la notion même d'espace public et appréhende les enjeux qui se cristallisent dans ces lieux ainsi que le rôle des acteurs impliqués dans la fabrique de l'espace public. La ville de Rome, tiraillée entre son image patrimoniale et la volonté de certains de ses acteurs de participer à la course à la métropolisation, notamment à travers la culture et l'art, apparaît comme un cas particulièrement intéressant pour explorer ces dynamiques.
Description en italien