Etude de l'immunité anti-tumorale à long-terme induite par traitement par un anticorps anti-CD20 de souris porteuses de tumeur
Induction of a long term anti-tumor immunity by treatment of tumor-bearing mice with an anti-CD20 antibody
par Deligne Claire sous la direction de Teillaud Jean-Luc
Thèse de doctorat en Immunologie
École doctorale Bio Sorbonne Paris Cité

Soutenue le Monday 16 March 2015 à Sorbonne Paris Cité

Sujets
  • Cancer -- Immunothérapie
  • Interférons
  • Lymphome T
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Mots clés
Anti-CD20, Immunothérapie, Interferon-γ, Lymphoma, Th1, Treg
Resumé
Les anticorps monoclonaux (AcM) ont été utilisés pour traiter des cancers dès le début des années 1980, en particulier lors du travail pionnier de l'équipe de Ronald Levy dans le traitement des lymphomes. Ces traitements ont pendant longtemps été considérés comme une sérothérapie passive à effet immédiat et à court terme. Cependant, au cours de ces dernières années, le concept d'un effet « vaccinal » des anticorps à usage thérapeutique en oncologie a peu à peu vu le jour du fait de réponses cliniques à long terme observées chez certains patients et de différentes études précliniques. En 2010, notre équipe a démontré que des souris immunocompétentes injectées avec les cellules tumorales EL4-huCD20 et traitées avec un AcM anti-huCD20 générait une réponse immunitaire anti-tumorale à long-terme par le biais de mécanismes dépendants de la région constante de l'anticorps et de lymphocytes T CD4+. Mon travail de thèse a donc porté sur l'analyse des mécanismes cellulaires et moléculaires par lesquels le traitement par un AcM anti-CD20 génère une immunité cellulaire adaptative anti-tumorale. J'ai ainsi pu montrer que le traitement des souris avec l'AcM anti-CD20 conduit à une expansion de lymphocytes Th1 producteurs d'IFN-γ, à l'apparition de lymphocytes T CD4+ effecteurs mémoires spécifiques des cellules tumorales CD20+, et au blocage de l'expansion de lymphocytes Tregs induite par les cellules tumorales. Le rôle central dans la protection anti-tumorale et la genèse d'une réponse adaptative anti-tumorale joué par l'axe IL-12/IFN-γ et leurs principales sources cellulaires, cellules dendritiques (DCs) et cellules NK, a été démontré par des expériences de neutralisation de ces cytokines, qui provoque une importante diminution du nombre de Th1 spléniques, de déplétion des cellules NK, ainsi que par des analyses phénotypiques qui ont permis d'identifier des DCs activées par le traitement - comme le montre l'expression accrue des molécules de classe II du CMH et de co-stimulation CD80 et CD86 - comme une importante source cellulaire de l'IL-12. Enfin, nous avons pu montrer qu'un variant de l'IL-2, liant préférentiellement le récepteur de l'IL-2By et faiblement le récepteur de l'IL-2aBy exprimé majoritairement par les Tregs, permettait l'obtention d'une protection anti-tumorale accrue d'animaux porteurs de tumeurs et traités par l'AcM anti-CD20. En conclusion, nous avons démontré qu'un contexte immunitaire pro-tumoral façonné par la présence d'une tumeur en développement peut être inversé par le traitement par un anticorps anti-tumoral, aboutissant à un contexte anti-tumoral. Qu'une telle réponse immunitaire adaptative cellulaire puisse être observée chez des patients atteints de lymphomes, traités par un anticorps anti-CD20, reste encore à être déterminé.