Le traitement psychique de la perte dans les schizophrénies : approche psychanalytique et projective
The psychological treatment of loss within schizophrenics : a psychoanalytic and projective approach
par Camps François-David sous la direction de Chabert Catherine
Thèse de doctorat en Psychologie
École doctorale Cognition, Comportements, Conduites Humaines

Soutenue le Friday 29 November 2013 à Université Paris Descartes ( Paris 5 )

Sujets
  • Deuil (psychanalyse)
  • Position dépressive (psychanalyse)
  • Relation d'objet (psychanalyse)
  • Schizophrénie
  • Test d'aperception thématique
  • Test de Rorschach
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Mots clés
Schizophrénie, Dépression, Rorschach, Perte, T. A. T.
Resumé
L'ensemble des travaux psychiatriques actuels se concentre essentiellement sur l'aspect symptomatiquement de la dépression chez les sujets schizophrènes. A l'inverse, nous avons tenté d'étudier non pas la dépression clinique, mais les problématiques de perte dans les fonctionnements psychiques des sujets marqués par le processus schizophrénique. Autrement-dit, nous avons interrogé le rôle et les fonctions de la perte au sein d'un moi ayant perdu ses frontières et le sentiment de son existence, dans un fonctionnement psychique où les limites soi/non-soi sont aléatoires, les défenses narcissiques précaires ou inefficaces. A travers l'examen de la perte chez le schizophrène, c'est donc l'étude des diverses modalités de la relation d'objet et des affects associés dans cette pathologie que nous avons étudié. Il s'agissait donc de passer au-delà de l'aspect purement symptomatologique et phénoménologique de la dépression chez le sujet schizophrène pour interroger sa fonction au niveau métapsychologique. Nous nous sommes intéressés aux diverses opérations psychiques mises en œuvre par les sujets atteint de schizophrénie pour faire face aux divers problématiques de perte. Par problématiques de perte, nous entendons toutes les situations où le sujet a perdu un objet, ou doit y renoncer, que ce soit dans les problématiques de séparation d'avec l'objet primaire, l'abord de la position dépressive, de mélancolie, de deuil. Nous avons donc interrogé les articulations et intrications entre problématiques de perte et problématiques dissociatives.Notre recherche est animée par l'idée que la schizophrénie est un processus qui détruit les liens objectaux et les représentations d'objet mais surtout qui empêche d'en reconstruire de nouveaux, en cela il s'attaque à l'objectalité même. Persuadé que les schizophrénies procèdent d'une incapacité à utiliser le dipôle narcissisme-objet, nous souhaitions observer les diverses « constellations relationnelles » au sein des fonctionnements psychiques marqués par la schizophrénie, à travers leur représentations. Notre idée était que les différentes formes de schizophrénies témoignaient des différentes modalités d'approche de l'objet ou de la relation à l'objet.Notre première hypothèse postule que, plus les fonctionnements psychiques marqués par le processus schizophrénique sont habités par des représentations d'objet, même si ces objets sont partiels, persécuteurs, mal différenciés ou incestueux, plus la pensée reste « vivante » même si elle est désorganisée. Une seconde hypothèse postule que chez les sujets atteints par un processus schizophrénique il n'y a pas de possibilité d'élaborer les problématiques de perte, même si on observe de grandes différences individuelles. Cependant la présence d'éléments témoignant de problématiques de perte peut venir signer un assouplissement partiel des défenses psychotiques et révéler un fonctionnement de l'appareil psychique moins abrasé. Une sous-hypothèse propose l'idée que la reconnaissance de problématiques de perte est possible, chez certains sujets atteints de schizophrénie, le traitement de la perte diffère alors de celui du deuil ou de la mélancolie. Enfin une troisième hypothèse porte sur l'existence d'un processus mélancolique que nous pourrions repérer dans certaines formes de schizophrénies (les formes dysthymiques) qui ne peut pas se constituer véritablement pour autant.