Identification de nouvelles options thérapeutiques et diagnostiques dans l'hyperaldostéronisme primaire
Identification of new treatment and diagnostic options in Primary Aldosteronism
par Amar Laurence sous la direction de Zennaro Maria-Christina et de Azizi Michel
Thèse de doctorat en Endocrinologie
École doctorale Génétique, Cellulaire, Immunologie, Infectiologie et Développement

Soutenue le Thursday 15 November 2012 à Université Paris Descartes ( Paris 5 )

Sujets
  • Hyperaldostéronisme
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Mots clés
Hyperaldostéronisme primaire,Adénome sécrétant de l'aldostérone,MicroARN,Inhibiteur de l'aldostérone synthase,Dab2
Resumé
L'hyperaldostéronisme primaire [HAP] résulte d'une hypersécrétion d'aldostérone d'origine surrénale. La compréhension de la pathogénie de cette maladie, dont la prévalence est estimée à 10% de la population hypertendue, est essentielle pour le développement de nouveaux outils diagnostiques et thérapeutiques. Dans ce contexte, ce travail de doctorat avait pour but d'identifier de nouvelles orientations thérapeutiques en testant un inhibiteur de l'aldostérone synthase et de rechercher de nouveaux marqueurs diagnostiques par l'étude du profil d'expression des microARN [miRs]. Dans une étude de phase II, 14 patients présentant un HAP ont reçu un inhibiteur de l'aldostérone synthase : le LCI699 pendant 4 semaines. Nous avons ainsi pu montrer que le LCI699 permet de diminuer les concentrations d'aldostérone de 70 à 80% et de normaliser la kaliémie chez tous les patients. En revanche, il n'a qu'un effet modéré sur la pression artérielle et sur l'élévation des concentrations de rénine, et n'est que partiellement sélectif pour l'aldostérone synthase. De plus son efficacité est moindre que celle de l'éplérénone, antagoniste minéralocorticoide administré aux mêmes patients au décours du LCI699. Nous avons ensuite étudié l'expression de 754 miRs dans des adénomes produisant de l'aldostérone [APA] et dans des surrénales contrôles. L'hypothèse était qu'une dérégulation de leur expression pouvait être impliquée dans la tumorigénèse et la surproduction d'aldostérone. L'objectif secondaire était d'identifier des miRs utilisables en tant que biomarqueurs. Cette analyse par carte microfluidique a révélé que 27 miRs sont significativement sous exprimés dans les APA et un seul miR est surexprimé. L'expression différentielle de deux de ces miRs : miR 137 et miR 375 a pu être confirmée dans une cohorte de validation de 36 APA: Des résultats préliminaires in vitro indiquent que le miR 375 pourrait induire une diminution de la synthèse d'aldostérone. Enfin, l'analyse de l'expression de ces miRs dans le plasma a permis de mettre en évidence une sous-expression du miR 375 chez les patients atteints d'HAP en comparaison à des sujets sains. En conclusion, le blocage de la biosynthèse de l'aldostérone représente une nouvelle option thérapeutiques, cependant il est nécessaire de développer une seconde génération de molécules : plus puissantes et plus sélectives. Les analyses effectuées sur les APA ouvrent de nouvelles perspectives pour l'identification de nouveaux biomarqueurs tels que les miRs circulants