Mode de structuration et modélisation du répertoire langagier : Contribution pour la formation des enseignants de langues à une didactique du plurilinguisme
Structuring and modelling of the verbal repertoire : Contribution to the training of language teachers in a didactic for plurilingualism
par Dufour Marion sous la direction de Deprez Christine
Thèse de doctorat en Sociodidactique
Ecole doctorale Sciences Humaines et Sociales, Cultures, Individus, Sociétés (Paris)

Soutenue le Monday 22 October 2012 à Université Paris Descartes ( Paris 5 )

Sujets
  • Intercompréhension (linguistique)
  • Langues
  • Multilinguisme chez l'enfant
  • Psychologie de l'apprentissage
  • Étude et enseignement
Le texte intégral n’est pas librement disponible sur le web
Vous pouvez accéder au texte intégral de la thèse en vous authentifiant à l’aide des identifiants ENT de l’Université, au sein de l’établissement en utilisant un compte invité Wifi ou en demandant un accès extérieur si vous pouvez justifier de votre appartenance à un établissement chargé d’une mission d’enseignement supérieur ou de recherche

Se connecter ou demander un accès au texte intégral

Depuis le 1er janvier 2012, les thèses de doctorat soutenues ou préparées à l’Université Paris Descartes sont déposées au format électronique, sous licence Creative Commons.

Consultation de la thèse sur d’autres sites :

Theses.fr

Description en anglais
Description en français
Mots clés
Répertoire langagier,Genre discursif,Autonomie d'apprentissage,Éducation plurilingue,Conscience langagière,Représentation,Acteur social
Resumé
Dans ce travail de thèse, j'ai entrepris d'éclairer le mode de structuration du répertoire langagier, concept sociolinguistique introduit par l'ethnographe de la communication John Gumperz dans les années soixante, afin de pouvoir proposer des applications pédagogiques en vue de la formation des enseignants de langues à cette notion.Le concept de répertoire langagier constitue, en effet, un concept phare de la didactique du plurilinguisme, didactique qui a donné lieu à de nombreux projets éducatifs en Europe depuis une vingtaine d'année, et qui vise au développement d'une compétence plurilingue et pluriculturelle.Aussi, après avoir essayé de cerner au mieux le mode de structuration du répertoire langagier, qui implique que l'on considère un niveau intermédiaire de genres de discours permettant de passer des formes linguistiques aux formes de la communication, j'ai proposé une recherche-action dont l'objectif était l'élaboration d'un modèle de répertoire langagier.Cette recherche exploratoire a été menée grâce au concours de douze étudiants de licence 3 de science du langage de l'université de Rouen, déjà sensibilisés à la notion de répertoire langagier, et dont la majorité se destinait à l'enseignement du français langue étrangère. Le dispositif comprenait deux parties. La première partie, à visée réflexive, consistait à demander aux étudiants de représenter sous la forme d'une représentation graphique l'idée qu'ils se faisaient de leur répertoire langagier. La seconde partie plus analytique visait à sensibiliser les étudiants à la notion de genre discursif, grâce à l'étude d'extraits issus de l'article de John Gumperz (1964) dans lequel il explicite le mode de structuration du répertoire langagier.Chacune des parties comportait une succession d'opérations intellectuelles susceptibles de faire surgir les représentations des étudiants et de les interroger. En effet, réfléchir au mode de structuration du répertoire langagier implique nécessairement de conscientiser les comportements langagiers que l'on adopte au cours des différentes activités langagières auxquelles on participe dans la vie de tous les jours. Ainsi, les étudiants étaient amenés à prendre du recul sur la notion de langue, « invention des linguistes » (Calvet, 2004), pour s'interroger davantage sur les pratiques langagières qui, en vérité, constituent les langues. Ce changement de paradigme n'a pas été facile à opérer car les représentations se construisent « à travers des formules primitives stéréotypées » (Py, 2000 :6), qui circulent dans les milieux sociaux, et non sur la réalité des pratiques langagières et des comportements.Par ailleurs, les noms des langues qui constituent très souvent des archilexèmes qui recouvrent et masquent la pluralité des pratiques langagières, et par là-même l'expression de la pluralité des individus d'une part, et d'autre part les outils linguistiques véhiculés notamment par l'école : dictionnaires, manuels de langues, grammaires, qui adoptent rarement une approche sociolinguistique des langues, accréditent la représentation d'entités homogènes et bien délimitées.Ainsi, les discours des étudiants, qu'ils portent sur leurs dessins réflexifs ou sur le cours, montrent qu'ils sont réceptifs à la diversité langagière qui les entoure, qu'ils ont conscience d'accommoder leur discours dans certaines circonstances, de faire des choix langagiers en fonction du degré de formalité d'une situation, et qu'ils distinguent différentes variétés linguistiques qui relèvent notamment de la variation diatopique et de la variation diastratique.