| Resumé |
Cette thèse examine les défis conceptuels et méthodologiques liés à la mesure du Capital Psychologique (PsyCap), qui englobe l'espoir, l'optimisme, l'auto-efficacité et la résilience. Bien que largement utilisé, le questionnaire de Capital Psychologique (PCQ) a fait l'objet de critiques au niveau conceptuel et psychométrique (Dawkins et al. 2013). Pour répondre à ces préoccupations et intégrer des méthodes psychométriques plus avancées, cette recherche a utilisé la théorie de la réponse à l'item thurstonienne (T-IRT), telle que proposée par Brown et Maydeu-Olivares (2011), à travers sept études visant à affiner le concept de PsyCap et sa mesure. L'étude 1 comporte trois sous-études. L'étude 1a explore la structure psychométrique des dimensions du PsyCap à l'aide de l'analyse factorielle exploratoire et de l'analyse d'échelle de Mokken en vue de l'analyse confirmatoire. L'étude 1b compare 12 modèles, dont deux modèles confirmatoires bifactoriels, afin de déterminer la structure optimale du PsyCap et d'examiner le rôle de la résilience. Les indices bifactoriels suggèrent entre autres, que la résilience pourrait être redondante, car la majeure partie de sa variance est expliquée par le facteur général (ECVss = .198). En outre, l'échelle de PsyCap, sans la résilience, est comparée à la Resilience Appraisal Scale pour explorer l'hypothèse selon laquelle le PsyCap agit comme un facteur de résilience. L'étude 1c établit la validité convergente de la mesure révisée du PsyCap avec d'autres échelles validées de PsyCap, tout en soulevant des questions quant à sa validité discriminante par rapport aux Core Self-Evaluations. L'étude 2a aborde le biais de désirabilité sociale (SDB) en proposant des paires d'items à choix forcé (ICF), et en utilisant des indices d'accord inter-items (IIA), comme proposé par Pavlov et al. (2021). Les résultats indiquent que les IIA produisent un meilleur appariement pour les ICF que les techniques de différence de moyenne traditionnelles. L'étude 2b examine si l'intégration d'items de Likert avec ICF améliore la fiabilité et la dimensionnalité de la mesure. L'hypothèse est confirmée, indiquant que la combinaison de la T-IRT et des modèles à réponse graduée améliore la mesure du PsyCap. L'étude 2c se propose d'affiner l'échelle développée dans l'étude 2b, en mettant en œuvre un modèle exploratoire structurel bifactoriel (B-ESEM). Ce modèle montre de bons indices d'ajustement (Chi² (320)= 601,34, p < .001, CFI = .93, RMSEA = .04) et une bonne validité convergente avec d'autres échelles de PsyCap, soutenant la robustesse du nouveau modèle. L'étude 3 examine l'invariance de la mesure du PsyCap B-ESEM selon l'âge et le genre. En appliquant la procédure séquentielle décrite par Swami et al. (2023), les résultats montrent une invariance partielle, avec de légères variations dans les moyennes latentes entre les participants plus jeunes et plus âgés. Néanmoins, les propriétés structurelles de l'échelle PsyCap restent stables à travers les groupes d'âge et de genre, fournissant des preuves psychométriques de sa stabilité structurelle. Ces résultats soulignent la nécessité de réviser en profondeur le concept de PsyCap. La résilience a été exclue du modèle révisé, car les différents résultats suggèrent que le PsyCap pourrait lui-même agir comme un facteur de résilience. L'intégration de la T-IRT avec des ICF améliore la précision de la mesure du PsyCap contribuant à la réduction du SDB. Cette recherche constitue la première tentative d'application de ce cadre psychométrique avancé au PsyCap et à d'autres constructions liées aux ressources personnelles. Bien que la mesure révisée du PsyCap ait démontré une bonne fiabilité et validité, des recherches supplémentaires sont nécessaires dans des contextes organisationnels. Pour valider le PsyCap en tant que mesure composite, une étude longitudinale dans le cadre de la théorie de la conservation des ressources serait une voie précieuse pour de futures recherches. |