Quelles rencontres parents-bébé après une assistance médicale à la procréation ?
What parent-baby relationship after assisted reproductive treatment ?
par Anne-Valérie CHRETIEN AGÜERO sous la direction de Sarah BYDLOWSKI
Thèse de doctorat en Psychologie
ED 261 Cognition, Comportements, Conduites Humaines

Soutenue le vendredi 13 décembre 2024 à Université Paris Cité

Sujets
  • Fécondation in vitro
  • Interactions triadiques
  • Procréation médicalement assistée
  • Psychologie périnatale
  • Rôle parental
  • Stérilité
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Mots clés
Assistance Médicale à la Procréation, Fiv, Interactions parents-Bébé, Infertilité, Développement psycho-Affectif du bébé, Périnatalité, Parentalité
Resumé
Le nombre d'enfants né par Assistance Médicale à la Procréation (AMP) est en essor croissant et constant depuis les années 70. Le dernier rapport de l'Agence de Biomédecine, fait état de 20 370 naissances AMP au cours de l'année 2020, cela représente environs 3,3% de la population générale. Le recours à l'AMP concerne aujourd'hui 1 couple sur 5 et augmente de manière exponentielle chaque année. Compte-tenu de ces données chiffrées, il semble inévitable d'interroger en profondeur les effets psychologiques de ce mode de conception sur les parents et sur les enfants, afin de ne pas occulter la problématique psychique qui peut accompagner l'infertilité. Alors même que médecins, pédopsychiatres et psychologues s'accordent sur l'aspect généralement traumatisant du parcours d'AMP, plusieurs études ont montré qu'il était un facteur de vulnérabilité à l'anxiété et à la dépression parentale en post-partum immédiat. Qu'en est-il de l'impact sur les premières relations avec le bébé né ? Force est de constater que peu d'études centrent leur recherche sur la qualité des interactions précoces après AMP. En effet, suite au succès de la première FIV en 1979, les études princeps se sont concentrées sur le développement des capacités cognitives, les acquisitions motrices et les interactions sociales. Les études plus récentes s'appuient sur des cohortes d'enfants en âge scolaire ou pré-scolaire. L'hétérogénéité des résultats de ces différentes études, les biais importants des méthodologies utilisées (pertes considérables dans les suivis, petits effectifs, auto-questionnaires, absence de méthodologie par observation directe), nous incite à mener une recherche qui place le bébé au centre de la réflexion clinique par une observation directe et une évaluation des interactions précoces dans ce contexte d'AMP. En 2017, une étude a été menée au Centre Alfred Binet, se proposant d'évaluer la représentation des enfants issus d'AMP venant consulter en pédopsychiatrie. Elle avait mis en avant une surreprésentation d'enfants issus d'AMP parmi les enfants consultants en CMP. Afin de comprendre et d'interpréter ces résultats, une étude est menée depuis mars 2019 par le Dr Sarah Bydlowski au sein du Centre Alfred Binet sur le développement et le devenir des enfants nés par AMP à 3 mois, 2 ans et 4 ans. L'objectif de cette recherche est d'étudier, d'observer et d'évaluer les répercussions d'un parcours d'AMP sur le développement du bébé et du psychisme parental afin d'élaborer une compréhension psychopathologique à travers les interactions précoces. Nous cherchons à identifier, à préciser les facteurs de risques sur les parents, sur les interactions et sur le développement du bébé à 3 mois sur un échantillon de 38 familles.