Le besoin de mentir : aspects cliniques et enjeux théoriques
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par Sébastien CHAPELLON sous la direction de François MARTY
Thèse de doctorat en Psychologie clinique
ED 261 Cognition, Comportements, Conduites Humaines

Soutenue le vendredi 08 novembre 2013 à Université Paris Descartes ( Paris 5 )

Sujets
  • Attitude (psychologie)
  • Dénégation (psychologie)
  • Mythomanie
  • Séduction (psychanalyse)

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Mots clés
Mensonge, Clivage, Complicité inconsciente, Séduction narcissique, Faux self, Persuasion, Identification projective, Agir, Communauté de déni
Resumé
Cette recherche s'attache à saisir les logiques inconscientes qui président au besoin de mentir. Elle s'intéresse au type de vulnérabilité psychique que le sujet contre-investit ainsi qu'à la nature de la communication inconsciente qu'il instaure avec ceux qu'il trompe. Après avoir recensé les différentes approches métapsychologiques existantes, les fonctions psychiques du mensonge sont explorées en regard de son rôle au cours du développement de l'enfant. Ensuite, l'examen de cas d'adultes rencontrés dans un dispositif d'accueil pour personnes en errance permet d'expliquer comment les sujets se défendent d'un vécu d'empiètement et le font vivre à ceux qu'ils trompent. Enfin, des exemples d'adolescents, observés dans le contexte de la protection de l'enfance contribuent à l'analyse des dynamiques intersubjectives impulsées par cet acte-parlé. L'ensemble de cette thèse démontre que malgré la difficulté que cette configuration clinique pose à l'observation, sa prise en compte permet de saisir la manière avec laquelle le sujet exprime une souffrance autrement indicible.