Des marqueurs aux mouvements discursifs dans des interactions entre jeunes mauriciens plurilingues
From discourse markers to discourse movements in interactions between young plurilingual Mauritians
par Shimeen-Khan CHADY sous la direction de Christine DEPREZ
Thèse de doctorat en Sciences du langage
ED 180 Sciences Humaines et Sociales : Cultures, Individus, Sociétés

Soutenue le Friday 16 November 2018 à Sorbonne Paris Cité

Sujets
  • Marqueurs discursifs
  • Maurice
  • Multilinguisme
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Mots clés
Interaction, Contact de langues, Marqueurs discursifs, Mouvements discursifs, Maurice
Resumé
Ce travail porte sur la variabilité de quelques marqueurs discursifs (désormais MD) chez des jeunes Mauriciens plurilingues, âgés de 16 à 19 ans. Ayant à leur disposition le créole mauricien et le français, langues proches entre lesquelles les frontières sont floues, ces jeunes présentent souvent des pratiques interlectales qui confirment l'hypothèse d'une décrispation de la diglossie. Les MD, particulièrement saillants dans les phénomènes de contacts de langues, ont été choisis comme entrée pour tenter de trouver une cohérence dans l'hétérogénéité rencontrée. L'objectif est d'analyser ici le rôle de l'alternance de formes a priori « plus françaises » et « plus créoles » de 4 ensembles de MD dans la socialisation de ces jeunes. Le corpus est constitué d'environ 6h de conversations, auto-enregistrées par 9 jeunes, en 2014. Les données sont complétées par des confrontations à des passages sélectionnés servant à recueillir les ressentis des locuteurs sur leurs usages, ainsi que par divers entretiens et observations, réalisés notamment lors d'un terrain exploratoire en 2013. Ne prenant sens qu'en contexte, les MD mettent en évidence les rapports entre les interlocuteurs, entre le locuteur et son discours et indiquent l'articulation entre différentes parties du discours. Ils marquent divers mouvements à travers lesquels les interactants se construisent un espace multidimensionnel fournissant un cadre d'interprétation de leurs usages. Les MD apparaissent alors comme des outils essentiels dans l'interprétation de la construction du sens, à la fois linguistique et social, à l'œuvre dans la dynamique de l'interaction. Leurs alternances renforcent leur rôle en tant qu'indices de contextualisation. Cette thèse se situe ainsi dans une approche sociolinguistique interactionnelle, suivant le courant ethnométhodologique, qui refuse de se baser sur des catégories sociales ou langagières prédéterminées et montre comment la variation sociolinguistique s'élabore à travers la dynamique interactionnelle.