La muse : théâtre et théâtralité dans la photographie de mode
The muse : theatre and theatricality in fashion photography
par Esfahani Najva sous la direction de Maffesoli Michel
Thèse de doctorat en Sociologie
Ecole doctorale Sciences Humaines et Sociales, Cultures, Individus, Sociétés (Paris)

Soutenue le Tuesday 12 November 2013 à Université Paris Descartes ( Paris 5 )

Sujets
  • Photographie de mode
  • Théâtre -- Esthétique
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Description en français
Mots clés
Photographie, Mode, Image, Imaginaire, Espace, Mythologie, Symbole, Habitus, Corps, Théâtre, Charisme, Stéréotype, Archétype, Archaïque, Postmodernité
Resumé
L'étude se construit sur deux axes. Dans le premier, elle cherche à expliciter la fonction du lieu dans la séance photographique de mode, la manière dont la rêverie du photographe crée dans sa pensée un mannequin qui correspond à un espace ; ou bien, un endroit qui ressemble au modèle. Par une observation esthético compréhensive et une démarche phénoménologique, la recherche se concentre sur l'imaginaire de l'espace clôt dans l'image de mode, le logis, la maison, la chambre, etc. Tout en nous positionnant sous un angle holistique ; le concret avec le transcendant, le microcosme avec le macrocosme sont mis en relation. C'est alors que nous percevons la valeur du terroir et du territoire dans l'image de mode. Agissant comme un miroir reflétant le réel et notre société actuelle, la photo devient un monde en miniature. Après la rêverie de l'habitat, son image et son interrelation avec la personne, le réel et le groupe social, dans un deuxième axe, nous nous intéressons à la présence du modèle. La présentation du mannequin lors du casting s'appuie sur la sociologie interactionniste en observant les habitus du modèle, les comportements appris et répétés, ainsi que les imitations dans un contexte donné, dans une scène. C'est aussi la flexibilité du mannequin qui attire notre attention, son interaction avec le photographe, ainsi que le jeu devant la caméra. De plus, la représentation du modèle devant l'appareil puise sa source dans l'inconscient collectif et mythologique. En faisant une comparaison entre le jeu devant l'appareil technique et les théâtres archaïques et traditionnels, nous constatons que, dans le jeu du mannequin, il se manifeste des incarnations archétypales. Celles-ci se distinguent des habitus et des comportements appris, ainsi que des émotions. De même, l'influence du « bassin-sémantique » et la vitalité du mythologique, prennent lieu dans un espace-temps présent. C'est alors par la description qu'on aboutit à une explication ; il s'agit de procéder par la démarche comparative qui déplace le centre culturel et historique en l'alignant en parallèle avec d'autres systèmes. Cette démarche est donc concrètement plurilatérale. C'est ainsi que nous décryptons le retour, à notre époque, de l'archaïque, à la fois en observant le contenu de l'image photographique et la représentation du mannequin devant la caméra. Nous tissons donc, selon la méthode comparative weberienne et durandienne, des liens entre différents phénomènes n'ayant pas la même finalité, mais possédant la même forme.