Effets des pathologies psychiatriques sur le risque de tentative de suicide : similitudes et différences selon l'âge au sein d'une cohorte en population générale
no title available
par Nicolas HOERTEL sous la direction de Frédéric LIMOSIN
Thèse de doctorat en Neurosciences
ED 158 Cerveau, Cognition, Comportement

Soutenue le Wednesday 27 June 2018 à Sorbonne Paris Cité

Sujets
  • Comportement suicidaire
  • Psychopathologie
Le texte intégral n’est pas librement disponible sur le web
Vous pouvez accéder au texte intégral de la thèse en vous authentifiant à l’aide des identifiants ENT de l’Université, au sein de l’établissement en utilisant un compte invité Wifi ou en demandant un accès extérieur si vous pouvez justifier de votre appartenance à un établissement chargé d’une mission d’enseignement supérieur ou de recherche

Se connecter ou demander un accès au texte intégral

Depuis le 1er janvier 2012, les thèses de doctorat soutenues ou préparées à l’Université Paris Descartes sont déposées au format électronique, sous licence Creative Commons.

Consultation de la thèse sur d’autres sites :

Theses.fr

Description en anglais
Description en français
Mots clés
Neurosciences
Resumé
Les troubles mentaux sont associés à un risque accru de tentative de suicide. Or, la comorbidité entre les troubles psychiatriques est fréquente et peut être expliquée par des modèles où ces troubles sont appréhendés comme des manifestations de dimensions latentes de psychopathologie. Nous avons cherché à évaluer si le risque de tentative de suicide est dû à certains troubles psychiatriques ou à certaines dimensions de psychopathologie (internalisée ou externalisée) ou à un facteur de psychopathologie générale. Au sein d'une cohorte en population générale suivie sur une période de trois ans, nous avons utilisé des modèles d'équation structurelle afin de distinguer les effets spécifiques des effets partagés des différents troubles mentaux sur le risque de tentative de suicide. La structure dimensionnelle globale des troubles psychiatriques était invariante selon l'âge et leurs effets sur le risque de tentative de suicide étaient médiés principalement par une dimension de psychopathologie générale représentant un effet commun partagé, quel que soit le groupe d'âge. Cet effet était significativement plus faible chez les adultes d'au moins 50 ans comparativement aux sujets les plus jeunes. Les résultats étaient similaires en utilisant différentes approches de modélisation de la comorbidité psychiatrique, ainsi que dans un modèle incluant la plupart des facteurs de risque cliniques de tentative de suicide dans le sous-groupe de sujets présentant un épisode dépressif caractérisé. Nos résultats suggèrent que le facteur de psychopathologie générale a un rôle majeur et devrait être considéré comme une cible thérapeutique privilégiée afin de permettre une meilleure prévention du suicide.