Interactions neurogliales dans la déficience intellectuelle : étude du modèle oligophrénine-1
Astroglial contribution to synaptophaties : the oligophrenin1 gene model
par Laure-Elise PILLET sous la direction de Pierre BILLUART et de Nathalie ROUACH-HOLCMAN
Thèse de doctorat en Neurobiologie
ED 562 Bio Sorbonne Paris Cité

Soutenue le Friday 16 November 2018 à Sorbonne Paris Cité

Sujets
  • Aspect génétique
  • Astrocytes
  • Déficience intellectuelle
  • Migration neuronale

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Mots clés
Déficience intellectuelle, Oligophrénine-1, RhoGAP, Myosin light chain, Astrocytes, Cicarisation gliale corticale, Migration, Morphologie, KO conditionnel astrocytaire
Resumé
La synapse est le lieu de communication entre les neurones à l'origine de nos capacités cognitives. Les mutations des gènes codant pour des protéines synaptiques sont responsables des maladies neurodéveloppementales appelées synaptopathies, recouvrant un large spectre de pathologies, de la déficience intellectuelle aux troubles du spectre autistique. Cependant, il est actuellement établi que les neurones ne sont pas les seuls acteurs au niveau de la synapse. Les astrocytes jouent également un rôle essentiel dans la mise en place du réseau neuronal et le fonctionnement de la synapse. Ils assurent aussi l'homéostasie ionique synaptique et sont capables de sécréter des glio-transmetteurs qui modulent l'activité synaptique. Oligophrénine-1 (OPHN1) est un gène associé à la déficience intellectuelle liée à l'X chez l'Homme. OPHN1 est une protéine synaptique dont les fonctions neuronales sont bien connues. La protéine peut directement interagir avec le cytosquelette d'actine et joue un rôle dans la formation et la maturation des épines dendritiques. Cette protéine est aussi exprimée dans les astrocytes mais sa fonction astrocytaire n'est pas connue. A l'aide d'un modèle KO de souris pour Ophn1, nous avons mis en évidence les conséquences de l'absence d'Ophn1 dans les astrocytes. Nous avons démontré que la délétion d'OPHN1 altère la migration et la morphologie des astrocytes in vitro. Sachant qu'Ophn1 est capable d'inactiver la GTPase RhoA, nous avons utilisé un inhibiteur de la voie RhoA/ROCK pour retrouver un phénotype de migration normal. In vivo nous avons choisi un modèle de cicatrisation gliale cortical afin de pouvoir observer la migration et la morphologie des astrocytes au niveau de la cicatrice. Nous avons observé que la délétion d'Ophn1 altérait la cicatrisation gliale et que les astrocytes à proximité de la cicatrice était moins ramifiés. L'ensemble de ces résultats nous permet de constater que les astrocytes sont altérés dans notre modèle murin de déficience intellectuelle liée à l'X. De plus, le KO conditionel astrocytaire mis en place nous permettra à l'avenir d'étudier les conséquences de la perte d'OPHN1 uniquement dans les astrocytes, et de comprendre la contribution astrocytaire dans la physiopathologie de cette maladie neuro-développementale.